Les questions sur le don d'organes

  1. 1. Qu'est ce qu'une transplantation ?
    2. Qu'est ce que la mort encéphalique ?
    3. Quelle est la différence entre le don d'organes et le don de son corps à la science ?
    4. Les médecin tiennent-ils compte de l'avis de la famille du défunt avant de prélever des organes ?
    5. Y-a-t-il un risque de trafic d'organes en France ?
    6. Comment se passent un prélèvement et une transplantation ?
    7. Quels sont les résultats des greffes d'organes ?
    8. Pourquoi manque-t-on d'organes en France ?
    9. Qui prends en charge les frais de prélèvement ?
    10. Comment faire savoir si je suis pour ou contre le prélèvement d'organes ?

1. Qu'est ce qu'une transplantation ?

Une transplantation ou une greffe est l'implantation d'un organe ou d'un tissu provenant d'un donneur chez un receveur qui en a besoin pour vivre. les organes (les reins, le coeur, les poumons, le foie, le pancréas) ou bien des tissus (les os, la peau, la moelle osseuse, les cornées) peuvent être greffés.

Les organes sont prélevés sur des personnes en état de mort encéphalique . Dans ce cas, l'anonymat du donneur est toujours préservé. Le don d'organe est gratuit, sans bénéfice financier pour le donneur ou sa famille.

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2. Qu'est ce que la mort encéphalique ?

Un sujet en état de mort encéphalique ne peut plus vivre puisque son cerveau n'est plus irrigué pas le sang. Ses fonctions vitales s'arrêtent. Les battements de son coeur ainsi que sa propre respiration ne peuvent être maintenus artificiellement que pendant quelques heures. Le défunt conserve alors une apparence de vie.

Deux médecins procèdent systématiquement à une série d'examens (électroencéphalogramme, artériographie...) avant de certifier la mort encéphalique. A partir de ce moment, on ne dispose que de quelques heures pour avoir un entretien avec la famille du défunt et organiser un prélèvement.

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3. Quelle est la différence entre le don d'organes et le don de son corps à la science ?

Donner son corps à la science, c'est le léguer aux facultés de médecine. Il sert à la formation des étudiants et des chirurgiens. Les organes ne sont pas transplantés. Le corps n'est pas rendu à la famille.
Dans le cas du don d'organes, le corps du défunt est toujours restitué à la famille dans les heures qui suivent le prélèvement. Les funérailles peuvent avoir lieu normalement.

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4. Les médecins tiennent-ils compte de l'avis de la famille du défunt avant de prélever des organes ?

La loi affirme que toute personne en état de mort encéphalique est considérée comme un donneur potentiel si elle n'a pas exprimé son refus de son vivant. Elle précise également que les médecins sont tenus d'informer la famille du prélévement, mais pas de lui en demander l'autorisation.
Lorsque le défunt a laissé une trace écrite de sa décision vis à vis du don d'organes, les médecins agissent en total respect de sa volonté.
Les proches peuvent témoigner de l'avis du défunt sur la question du prélèvement d'organes s'ils en ont connaissance. Dans certaines situations, sans connaître l'avis du défunt, les proches préfèrent refuser le prélèvement. Les médecins qui dans tous les cas respectent la douleur des proches, ne procèdent pas au prélèvement s'il y a une opposition familiale.

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5. Y-a-t-il un risque de trafic d'organes en France ?

Afin d'éliminer tout risque, la loi prévoit que les prélèvements ne peuvent avoir lieu que dans des centres hospitaliers habilités. Les organes prélevés sont répertoriés par un organisme public indépendant qui les répartit selon le degré d'urgence et les suit jusqu'à la transplantation dans un centre également autorisé.
Les organes ne peuvent donc pas sortir de ce circuit pour être vendus. Pour les mêmes raisons un organe greffé en France ne peut avoir été acheté à l'étranger.

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6. Comment se passent un prélèvement et une transplantation ?

Quand, malgrè ses efforts pour le sauver, une équipe médicale a constaté la mort encéphalique d'un patient, elle en informe sa famille.
Le prélèvement est une véritable opération chirurgicale qui a lieu en milieu stérile.
Ensuite, le corps du donneur dignement restauré est rendu à la famille.
Pendant ce temps, les malades compatibles en attente de greffe sont convoqués d'urgence à l'hôpital. Grâce aux prélèvements multi-organes, un seul donneur peut sauver la vie de plusieurs personnes.
Les organes sont transportés jusqu'à l'hôpital qui va procéder à la greffe dans les plus brefs délais. Un coeur, par exemple, ne peut être conservé hors du corps humain que pendant 4 heures.
Les malades les plus gravement atteints sont greffés en priorité.

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7. Quels sont les résultats des greffes d'organes ?

Les greffés retrouvent une vie quasi-normale après une période en liste d'attente souvent très pénible. Ils ne connaîtront jamais le nom du donneur qui leur a sauvé la vie car le don d'organes et anonyme.
Des tests sont bien sûr effectués pour détecter toute affection (hépatites, virus du Sida ou autres infections).
Les greffés sont suivis par l'équipe qui les a opérés, et par leurs médecins traitants, car le risque de rejet de l'organe implanté existe.
80 % des greffes sont des succès.

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8. Pourquoi manque-t-on d'organes en France ?

Les techniques de transplantation permettent de sauver de plus en plus de malades. Les résultats sont convaincants et les listes d'attente de greffes s'allongent.
Trop de personnes s'opposent encore au prélèvement par manque d'information. Dans ces moments difficiles de deuil, les familles ne réalisent pas qu'elles peuvent sauver plusieurs vies en acceptant de donner les organes d'un proche. Il en résulte que, chaque année, des malades décèdent faute d'avoir été greffés à temps.

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9. Qui prend en charge les frais de prélèvement ?

Tous les frais occasionnés par le prélèvement, sont pris en charge par l'hôpital. La famille n'a aucun frais supplémentaire à supporter.

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10. Comment faire savoir si je suis pour ou contre le prélèvement d'organes ?

Il suffit tout simplement de porter sur soi un document attestant de son accord ou de son désaccord. Il existe des cartes de donneurs distribués par l'aDDoth et l'agence de biomédecine. En cas de refus, vous pouvez vous inscrire sur le registre national des refus.
Dans tous les cas, il est très important de faire connaître votre décision à votre entourage. De cette façon, vous serez certain que votre volonté sera respectée.